Les États nordiques s’opposent à l’assouplissement des exigences du marché carbone de l’UE

Les premiers ministres suédois, finlandais et danois s’opposent aux projets d’assouplissement des exigences du marché carbone de l’UE, avertissant que cette décision pourrait mettre en danger les investissements industriels et ralentir les réductions d’émissions.

Une lettre des trois dirigeants nordiques a été envoyée au Conseil de l’Union européenne le 14 octobre. Les destinataires étaient le Premier ministre irlandais Micheál Martin, le président du Conseil européen António Costa et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

La Danoise Mette Frederiksen, le Suédois Ulf Kristersson et le Finlandais Petteri Orpo ont déclaré que le système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE devait conserver son ambition et sa crédibilité. Le système oblige les industries les plus polluantes à payer pour le dioxyde de carbone qu’elles émettent.

Diluer les règles, préviennent-ils, « nuirait à la prévisibilité dont dépendent les décisions d’investissement » et pourrait entraver les efforts visant à décarboner l’industrie.

Les trois dirigeants ont également fait valoir que l’assouplissement des exigences pour les gros émetteurs déplacerait le fardeau vers d’autres secteurs de l’économie, les obligeant à réduire davantage leurs émissions pour garantir que l’UE atteigne ses objectifs climatiques.