Les rapports de police faisant état de violences contre des personnes âgées de 67 ans et plus n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Jusqu’à présent cette année, 31 cas ont été signalés — dépassant déjà le total de toute l’année dernière, où il y en avait 18.
Les auteurs de violences domestiques contre les victimes âgées de 60 ans et plus sont le plus souvent leurs enfants adultes vivant au foyer – dans environ la moitié des cas – et les agressions sont fréquemment dirigées contre les mères. Dans l’ensemble des cas de violence domestique, les conjoints et ex-conjoints sont les auteurs les plus courants.
Ces chiffres proviennent de statistiques compilées par la police métropolitaine et présentées à Reykjav.Conseil des droits de l’homme de Ik City la semaine dernière.
Parmi les cas signalés jusqu’à présent cette année, 18 impliquaient des hommes et 13 des femmes. La tendance depuis 2015 est visible dans le graphique ci-joint. Des personnes de plus de 67 ans ont également été signalées comme auteurs de violences, avec des chiffres annuels allant de 7 à 23 cas depuis 2015. Dans la plupart des cas, les victimes et les agresseurs sont des ressortissants islandais.
Une tendance alarmante
La police constate que très peu d’études ont été menées en Islande sur la violence envers les personnes âgées. Citant des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ils soulignent qu’une personne sur six âgée de 60 ans ou plus dans le monde est victime d’une forme d’abus chaque année. En outre, les deux tiers du personnel travaillant dans des établissements de soins ont reconnu avoir abusé des résidents.
Pendant la pandémie de Covid-19, les incidents de maltraitance envers les personnes âgées dans le monde ont augmenté de 84 %, selon les données de l’OMS.
La police islandaise qualifie cette tendance d’inquiétante, soulignant que le partage de logements entre parents âgés et enfants adultes ayant des antécédents de violence constitue un facteur de risque important. Le manque d’options de logement social et le sentiment d’impuissance des parents les laissent souvent coincés dans des situations dangereuses.
La police affirme que de nombreux parents préfèrent voir leurs enfants adultes recevoir de l’aide plutôt que d’être punis, et que les agents sont souvent invités à arbitrer l’accès à l’aide.
Éducation et prévention nécessaires
Le Conseil des droits de l’homme a approuvé une déclaration soutenant les préoccupations de la police, soulignant que les personnes âgées se trouvent souvent dans des situations vulnérables et que l’augmentation de tels cas nécessite une action coordonnée entre la police, les services sociaux, de santé et sociaux.
Le conseil recommande que la ville prenne l’initiative d’introduire des mesures d’éducation et de prévention contre la violence.
« Il est essentiel de garantir que les droits humains et la sécurité des personnes âgées soient protégés, quels que soient leur état de santé, leur statut social ou leur lieu de résidence », indique le communiqué. « Les différents systèmes doivent travailler ensemble pour améliorer l’accès au soutien et aux ressources. »