Hanna Katrín Friðriksson, ministre de l'industrie, a soumis un projet de loi qui permettrait à la pêche côtière de se poursuivre pendant 48 jours cet été, même si la capture totale autorisée est dépassée. La proposition est un écart des obligations légales actuelles et répond à la pression politique du parti du peuple, qui a souligné la saison de 48 jours lors des dernières élections parlementaires.
En vertu de la loi actuelle, la Direction des pêches est tenue d'arrêter la pêche côtière une fois que la capture totale autorisée, telle que définie par un règlement annuel établie par le ministre, est atteint. Ces dernières années, cette limite a généralement été remplie d'ici juillet, réduisant efficacement la courte de la saison.
Le nouveau projet de loi propose que la Direction ne soit pas tenue d'arrêter la pêche côtière au cours de la saison 2024/2025, même si le quota est atteint tôt. Ce changement aiderait à garantir que la période de pêche complète de 48 jours a lieu.
Quota de morue non durable aux niveaux actuels
Actuellement, le quota de morue de pêche côtière s'élève à 10 000 tonnes – un montant jugé non durable. Si la capture maximale quotidienne de 774 kg reste inchangée et que l'activité de pêche reflète celle de l'année précédente, le quota devra probablement être augmenté pour permettre la saison complète de 48 jours. Cependant, aucune autorisation de pêche supplémentaire n'est actuellement disponible.
Pour y remédier, le ministre serait autorisé à augmenter temporairement le quota pour la saison 2024/2025. Tout volume de capture supplémentaire serait déduit des futurs quotas et doit être entièrement retourné d'ici l'année de pêche 2028/2029.
Politique à long terme en cours
Le projet de loi signale également l'intention du gouvernement de développer des changements de politique à long terme pour obtenir des saisons de pêche côtière de 48 jours à l'avenir. Une proposition législative plus permanente est attendue lors de la prochaine session parlementaire et prendrait effet dans la saison 2026.
Le projet de loi souligne que toute augmentation temporaire des quotas doit rester dans des limites durables et ne pas dépasser de manière significative les conseils de l'Institut de recherche marine et d'eau douce. Les mesures proposées doivent également s'aligner sur les principes de base du système de gestion des pêches, y compris la durabilité.
Entre les années de pêche 2019/2020 et 2023/2024, les captures de morue ont dépassé les limites recommandées de l'Institut d'un total de 51 000 tonnes, soit 4,35% des prises totales conseillées au cours de cette période.