Les chèvres islandaises menacées par la tremblante

Les éleveurs de chèvres islandais tentent de poursuivre le même élevage sélectif qui sauve les moutons islandais de la tremblante, en vain. Il ne reste plus qu'environ 2 000 chèvres islandaises et elles sont vulnérables à la maladie.

10% testés

La tremblante est une maladie neurologique très contagieuse, sans remède connu et toujours mortelle. Si un seul animal d’un troupeau est testé positif à la maladie, tout le troupeau est éliminé.

Le RÚV rapporte qu'environ 10 % de la population caprine a déjà été testée pour déterminer si l'une d'entre elles possède un gène résistant à la tremblante. Un tel gène a été trouvé chez le mouton et est actuellement utilisé dans la sélection sélective dans l'espoir d'éradiquer sa présence dans la population ovine islandaise, mais le gène n'a pas été trouvé chez les chèvres islandaises.

Le soutien du gouvernement est nécessaire

Des échantillons génétiques des chèvres sont envoyés en France pour y être testés, car la population caprine est trop petite pour les tests génétiques en Islande. Les tests sont également très coûteux, en particulier dans le contexte du faible nombre d'éleveurs de chèvres, et c'est pourquoi les agriculteurs ont imploré le gouvernement islandais de l'aider financièrement dans cet effort.

Une lueur d'espoir réside dans la découverte d'un gène résistant à la tremblante chez la chèvre norvégienne, qui est le parent vivant le plus proche de la chèvre islandaise. C’est pourquoi les agriculteurs restent optimistes et pensent que les mêmes méthodes permettant de sauver les moutons islandais de la maladie pourront également sauver leurs chèvres.