Les sociétés de streaming opérant en Islande seraient tenues d'investir dans la production télévisuelle et cinématographique islandaise si un nouveau projet de loi proposé par le ministre de la Culture était adopté. Les sociétés de streaming islandaises et étrangères qui desservent le public islandais seraient tenues de le faire. L'objectif du projet de loi est de renforcer la culture et la langue islandaises et d'encourager les investissements dans la production locale. RÚV a signalé le premier.
5 % des revenus réinvestis dans la production islandaise
Ces dernières années, les services de streaming internationaux et les médias sociaux ont eu un impact négatif sur la compétitivité des médias nationaux en Islande. Le projet de loi indique qu'il fait partie des mesures visant à améliorer la position concurrentielle des médias nationaux par rapport aux plateformes de streaming étrangères.
Si le projet de loi est adopté, les fournisseurs de streaming devront choisir entre deux options de paiement. Soit ils verseraient chaque année 5 % des revenus d'abonnement provenant de leurs activités en Islande au Fonds cinématographique islandais, soit ils investiraient le même pourcentage dans la production de contenu audiovisuel national.
Exonération du diffuseur public
Le contenu produit dans le cadre de ces exigences devrait inclure un contenu culturel et social islandais. La moitié des coûts de production devrait être engagée en Islande ou la moitié du tournage devrait avoir lieu en Islande.
Les plateformes de streaming ayant un faible chiffre d'affaires ou peu d'utilisateurs seraient exemptées de ces exigences, tout comme le radiodiffuseur national RÚV et d'autres médias de service public similaires. Les services de streaming qui ne proposent pas de films, de séries télévisées de fiction ou de documentaires seraient également exonérés.
Le ministre islandais de la Culture s'est déjà attaqué aux plateformes internationales de streaming pour défendre le doublage et le sous-titrage en langue islandaise.