La vente d'Íslandsbanki est retardée

Le gouvernement islandais a retardé le projet de vente de la banque Íslandsbanki, qui devait avoir lieu dans les mois à venir, rapporte RÚV. Les conditions du marché et les élections anticipées prévues pour fin novembre sont citées comme raisons de cette décision.

Décision unanime

L'État islandais détient 42,5 % des parts de la banque, évaluée à 100 milliards d'ISK (730 millions de dollars, 670 millions d'euros). Une décision unanime a été prise par le ministre des Finances et le Premier ministre de retarder la vente, à la suite d'un rapport des conseillers. L'équipe de conseillers comprenait des représentants des banques Kvika, Barclays, Citi et Landsbankinn, ainsi que des conseillers juridiques.

Le ministre des Finances conserve le droit légal de vendre les actions de l'État dans la banque si Alþingi, le Parlement islandais, accepte la vente dans son budget. L'État envisageait de vendre la moitié de ses actions cette année, le reste devant être vendu lors d'un ou plusieurs appels d'offres l'année prochaine.

Vente controversée

Une part de 22,5 % de la banque a été vendue par l’État en 2022 et a suscité des critiques. L'Autorité de surveillance financière a infligé à la banque une amende de 1,2 milliard d'ISK (8,7 millions de dollars, 8 millions d'euros) pour violation de ses propres règles internes et conduite de pratiques commerciales inappropriées en ce qui concerne la vente.

Le Premier ministre Bjarni Benediktsson a démissionné de son poste de ministre des Finances l'année dernière lorsque le médiateur d'Alþingi a estimé qu'il n'était pas apte à finaliser la vente, car une société appartenant à son père avait offert ses actions.