Pyramide de Maslow, travaux pratiques.
1er épisode : trouver un boulot.

Qui se souvient encore de la fameuse « Pyramide des besoins de Maslow » une fois les études terminées (pas vous ? ah bon ?!?) nous décrivant de manière on ne peut plus théorique la classification des besoins en besoins primaires, puis secondaires, tertiaires et ainsi de suite en fonction de l’ordre de priorité qui nous amène à les satisfaire. Tout est question de nécessité : on commence par les besoins vitaux et puis on élargit. Si vous êtes encore là, bravo et je vous rassure, vous venez de terminer la partie la plus ennuyeuse de mes lignes (euh… du moins je l’espère) !

Pyramide des besoins de Maslow

Enfin, c’est bien joli tout ça, mais quel rapport avec la famille Puffin ou bien l’Islande même ?!? Eh bien c’est très simple. Tout quitter pour nous installer à l’étranger n’est pas le projet le plus facile que nous ayons entrepris, M. Puffin et moi. D’autant que, si nous y avions déjà pensé plusieurs fois sans jamais franchir le cap, passer à l’acte accompagné des 3 mini Puffins corsait encore un peu plus l’opération. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons pour habitude – même si ce n’est pas le but recherché – de ne jamais prendre les chemins les plus aisés (note pour plus tard : penser à nous faciliter la tâche un de ces jours, haha).

Nous voilà donc tout frais débarqués avec quelques nuits de guesthouse devant nous… et un contre-la montre qui s’enclanche. 1er objectif prioritaire : trouver un boulot pour subvenir aux besoins de la famille. Et 2e objectif prioritaire : trouver un nid pour tout ce petit monde. Et là, la théorie des besoins primaires (ou physiologiques) devient nettement plus concrète ! Manger, boire, se loger, ça peut sembler banal… mais seulement une fois que c’est assuré ! Ben oui, d’autant plus que si nous savons tous (enfin à peu près tous) comment faire dans notre pays, à l’étranger, c’est tout le processus qu’il faut redécouvrir et apprendre., forcément un peu à tâtons. Parcours du combattant, à nous deux ! Nous nous répartissons donc les tâches : M. Puffin sonne aux portes de toutes les entreprises que nous croisons (au sens propre comme au sens figuré) et je prospecte les logements disponibles… et abordables dirons-nous.

Téméraires mais pas têtes brulées, nous aurions préféré partir avec un boulot en poche, histoire d’avoir une base pour notre installation. Oui mais voilà, tout ne se passe pas toujours comme on le voudrait, et malgré un premier voyage plusieurs mois avant le départ pour commencer à prospecter et l’envoi de candidatures par mail de France, nous comprenons rapidement que pour trouver un emploi, il faudrait être sur place. Malgré tout, nous ne nous en faisons pas trop : nous avons contacté plusieurs personnes déjà installées en Islande et avons intégré plusieurs groupe d’expatriés, notamment sur les réseaux sociaux, où l’on nous affirme à chaque fois qu’il est très facile de trouver un job rapidement ici si l’on est pas trop exigeant et que parler anglais est suffisant. Pas de problème donc, M. Puffin et moi-même somme capables de tenir une conversation en anglais (comme disait Churchill « l’anglais est une langue facile à mal parler », hein !) et pas les plus idiots de la Terre, nous sommes confiants.

Hyper motivé et la fleur au fusil, M. Puffin imprime donc une bonne quantité de CVs et tire tout azimut : barman, serveur, aide cuistot, homme de chambre, pêcheur, ouvrier, technicien et même ingénieur (sa profession d’origine)… tout y passe ! Et 10 jours plus tard, un dimanche matin, bonheur, un employeur le contacte, via facebook, pour lui proposer de venir bosser dès le lendemain matin dans son équipe sur le chantier d’un hôtel à 6 heures de Reykjavik. Pas de CVs (juste une annonce facebook), ni de lettre de motivation, et encore moins d’entretien… pas de soucis, on nous avait prévenu, on s’adapte. Bon, le job en lui-même n’est pas très clair, mais on a bien compris que M. Puffin partait pour un cycle de 10 jours sur place suivis de 4 jours de repos en famille et ainsi de suite. Pas l’extase, certes, mais il faut bien commencer par quelque chose ! Il négocie juste de pouvoir commencer à la fin de la semaine car il a un entretien important (bon ça il ne l’a pas dit évidemment, même si son boss l’avait sûrement compris)… et nous respirons à l’idée d’avoir assuré une source de revenu.

L’arrivée sur le chantier, le jeudi soir suivant est chargée d’espoirs également : après ce chantier il y en a un autre qui attend et il y a du travail pour 2 ans. Nous avons donc du temps pour trouver mieux… pensons-nous. Erreur ! Après une semaine de dur labeur (12h de travail par jour, dehors, sous la pluie et le vent froid du pôle) dans des conditions de sécurité plus qu’approximatives (pas de casques, engins conduits par des ouvriers n’ayant même pas le permis de conduire voiture, pas de harnais dans les étages, pas de chaussures de sécurité, etc.), le retard du chantier est rattrapé et tous les étranger sont priés de rentrer chez eux, le tout annoncé à 10h alors que tout le monde a déjà commencé à bosser 3h plus tôt ! Grosse déconvenue… mais même pas grave, M. Puffin a envoyé des CVs le soir et doit faire un essai comme commis de cuisine de nuit dès son retour sur Reykjavik. Nous nous réjouissons donc que la famille soit de nouveau réunie. Nous sommes samedi soir et nous décidons donc de profiter du dimanche avant d’attaquer la semaine.

Le lundi suivant, M. Puffin, qui avait prévenu dès le samedi soir par mail de sa venue plus tôt que prévue, se présente donc pour son nouveau travail. Le contact est bon, RDV est pris pour débuter le mercredi soir. Nous sommes contents, et M. Puffin se dit qu’il va devoir peaufiner sa technique de découpe des légumes pour ce job. Ce n’est toujours pas le boulot de nos rêves puisqu’il faudra travailler de nuit, et donc en décallé, mais au moins, M. Puffin aura un peu de temps à partager avec les minis Puffins l’après-midi ! Mais de toutes façons, nous n’aurons pas eu le temps de tester cette organisation car M. Puffin est rappelé le fameux mercredi après-midi car le Chef de nuit préfère finalement quelqu’un qui a de l’expérience en cuisine…ah bon…

Retour à la case départ donc pour la famille Puffin et la priorité numéro 1 : trouver un boulot ! D’envois de CVs en tocage de portes, une semaine plus tard, un hôtel me recontacte pour un travail qui nous branche carrément : nous occuper d’un appart-hôtel, tous les 2, au Cercle d’Or. Ça c’est une super bonne nouvelle ! Je rencontre la patrone, qui m’explique qu’ils recherchent un couple pour être sûr que ça se passe bien car l’hôtel est assez-isolé, et nous mettons en place un calendrier d’intégration : je reviens pour une journée d’observation le lendemain, puis M. Puffin fait de même le surlendemain et nous signons notre contrat le jour suivant. S’en suit une semaine de formation sur Reykjavik puis nous partons le vendredi d’après. Nous somme mardi. Tout se passe bien mercredi et jeudi, nous sommes contents et eux aussi de leur propre aveu. Puis plus rien… plus aucun signe de vie, aucune réponse aux mails ni aux appels téléphoniques… un mystère ! Une météorite serait-elle tombée sur les gérants et les aurait-elle désintégrés ?!? Aucune idée. Le mystère est classé aux X-files et je doute qu’il soit résolu un jour, parce que non, vraiment, même en cherchant, les mécanismes de ce qu’il s’est passé nous échappent. En tous cas, nous déconseillons très vivement les « Welcome hôtel » à tout voyageur curieux de découvrir l’Islande car il semblerait que les lieux soit animés d’une activité paranormale à braver à ses risques et périls. « Certains ont essayé », comme diraient Chevaliers et Laspalès (toutes les références sont bonnes)… vous êtes prévenus !

Là pour le coup, nous sommes refroidis… mais toujours d’attaque, juste un peu méfiants ! Rebelotte, nous voilà repartis à la pêche – non, pas la pêche aux moules-moules-moules -, la pêche au boulot.

Et comme souvent, c’est finalement à côté de chez nous que nous croisons ce que nous cherchions. Et quel job : des serres qui produisent… des fraises… biologiques… toutes l’année… en Islande ! Qui l’eu crû ?!? Eh oui, la géothermie islandaise permet de chauffer et d’éclairer avec des lampes reproduisant la lumière solaire à un coût ridicule ! Les producteurs manquent de monde dans leur équipe. Ça tombe bien, nous on cherche à s’installer ! Le courant passe bien, M. Puffin commence le lundi suivant et signe son contrat le jeudi qui suit. Et pour nous qui voulions changer pour un mode de vie plus authentique, ce travail nous correspond parfaitement ! Les minis Puffins ont même droit à une barquette de fraise offerte par le patron de temps en temps, pour leur plus grand bonheur !

Finalement, et en rencontrant d’autres expatriés dans la même situation que nous, nous retiendrons de notre expérience que trouver un boulot en Islande c’est, certes moins formalisé qu’en France, et si vous arrivez pendant la période estivale, cela ne posera aucun problème dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration…mais gare à l’arrivée de l’hiver où toute l’activité de contracte et où tous les saisonniers se retrouvent sur le marché du travail. De même si vous êtes un professionnel de ces métiers, aucun problème pour trouver une place, toute l’année. Par contre, les chances sont quasi nulles de trouver un emploi dans d’autres domaines ou sur des postes très qualifiés sans réseau ou sans parler islandais… et ce pour une raison très simple, l’Islande possède une population surqualifiée et les islandais eux-même ont du mal à trouver du travail sur ces postes (une place dans la géothermie aurait aussi bien intéressé M. Puffin), alors dès qu’un poste est créé ou se libère, il est immédiatement pourvu par une connaissance du frère de l’oncle de la grande tante… tout le monde se connait ici !

Quant à M. Puffin et moi, il nous reste juste à acheter de la biafine et une casquette à M. Puffin pour régler le problème du coup de soleil qu’il a attrapé sur le front et le haut du crâne avec ces jolies lampes… 😉

 


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