M. Puffin au semi-marathon de Reykjavik 2016

Samedi dernier – le 20 Aout 2016 très exactement, on s’en souviendra de cette date chez les Puffins -, avait lieu l’un des événements sportifs de l’année en Islande : le marathon de Reykjavik. Cette année, plus de 18 000 participants, dont plus de 4000 étrangers, se sont lancés dans l’aventure. Il faut dire qu’entre la « kid course », la 3km, la 10km, le semi-marathon et le marathon, il y avait pas mal de choix ! D’après les organisateurs, ce fut l’année de tous les records en termes de participation. Et au milieux d’eux… M. Puffin pardi ! Oui, oui, pour ma part j’ai couru le semi-marathon.

Quelle drôle d’idée me direz-vous ? En fait, mon vrai objectif est de participer un de ces quatre à l’ultra-marathon dans le Landmannalaugar et ses paysages à couper le souffle. Du coup le semi à Reykjavik était une idée d’entraînement. Sauf que je m’y suis pris un peu tard dans la préparation…

La préparation justement…

J’ai acheté ma place à une facebookienne de Lituanie qui ne pouvait plus venir le faire alors qu’elle avait payé sa place : du coup ça faisait une bonne occasion de m’y mettre enfin car j’avais la « fausse excuse » du billet à moitié prix et un objectif en prime. Faut dire qu’avec nos boulots, les minis Puffins, j’avais toujours une « bonne » raison de repousser l’entraînement… J’avais donc 5 semaines pour commencer à me remettre au sport et à courir, haha ! J’ai eu le droit à quelques conseils de la part d’un ami, compagnon d’école d’ingé et bien plus encore, très sportif et amateur de marathons, Ironmans et autres réjouissances athlétiques (Julien tu te reconnaîtras !) et futur partenaire pour l’ultra-marathon islandais. Zou, c’est parti pour 3 entrainements par semaines. J’ai donc fait quelques courses de 3,5 kms, 5 kms ou 7,5 kms  en fonction de la forme et du temps… on était quand même bien loin des 21 kms !

Et comble du summum de la préparation : une semaine avant le grand jour, j’ai voulu m’entraîner sur 15 kms… mais comme j’avais explosé mes chaussures juste avant, je suis parti avec mes nouvelles chaussures-baskets-habillées ! Mais comme elles n’étaient pas du tout faites pour courir, mes genoux n’ont pas du tout aimé et en quelques kms, mes 15 kms sont partis à l’eau… J’ai même fini en marchant, c’est dire…

Je n’étais donc pas rassuré. Du coup, on a dû évidemment m’acheter en catastrophe des vraies chaussures de running, légères, bien amortie… on peut même presque dire qu’elles avancent toutes seules 🙂 Reçues le mercredi, je les ai mises le jeudi et vendredi pour aller au boulot, afin qu’elles se fassent un petit peu à mes pieds, même si normalement il faut plus de temps. On s’adapte !

Ma course du semi marathon de Reykjavik de 2016

Le vendredi après-midi, veille de la course, direction Reykjavik pour récupérer mon dossard mais pas que, on m’a également remis un chip et j’ai même eu le droit à un beau T-shirt de running Reykjavikur Marathon 2016 ! J’ai dû activer le fameux chip avec une borne magnétique. Nota bene pour ceux qui, comme moi il y a une semaine encore, l’ignorent, le chip est à mettre au dessus des lacets et sert de mesure de temps pour la course.

Le départ du marathon et du semi-marathon de Reykjavik était à 8h40. Je suis donc parti de la maison très tôt le matin (6h) car beaucoup de route allait être coupée et que les places de parking sont limitées (c’était même fortement déconseillé de s’y rendre en voiture mais bon, quand on n’a pas le choix…). J’ai donc pris de la marge pour pouvoir me garer sur la première place disponible et me rendre en marchant jusqu’au départ. Devant le siège social de WOW, des places de libres, hop garé 🙂 Puis je me rends au départ à environ 4 km. Je croise pas mal de monde, y’a du peuple !!! Et du son : le DJ s’éclate. Des spectateurs et des coureurs : dossard rouge pour le semi-marathon de Reykjavik et dossard vert pour le marathon de Reykjavik.

Islande - Semi-marathon de reykjavik 2016

Pour le départ il faut se placer dans des groupes en fonction de ses performances, alors pour moi ça sera le groupe en violet (le moins rapide… chuuuuuuut !!) ! Puis le speaker demande à tout le monde de se placer, le départ est dans 10 minutes. Il nous fait même faire le décompte des 10 dernières secondes à l’envers façons « départ Ariane 5 ». Et voilà, c’est parti !!!

Blog Islande - Marathon de Reykjavik 2016

Enfin, au début on n’avance pas trop vu le peuple qu’il y a. On commence donc en marchant, on met quelques minutes à passer sous le portique de départ, et là ça se lance vraiment. On court tous ensemble en peloton en essayant de ne pas se marcher dessus. D’ailleurs j’ai trouvé ça très sympa le début du marathon, quand on court tous ensemble… c’est vraiment quelques choses que j’ai apprécié alors que je n’aime pas du tout la foule d’habitude !

Pour la petite histoire, lors du départ j’ai commis une petite boulette numérique : à Zéro du compte à rebours j’avais lancé mon appli Runastic pour suivre la course, comparer avec mes entraînements et préparer les prochaines. Mais comme on ne partait pas réellement et qu’on avançait en marchant, j’ai voulu la relancer au moment où je passais le portique du départ. Et évidemment, impossible de ré-initialiser la course. Du coup, je tente une manipulation et je me déconnecte de l’appli. Sauf que… la dite déconnexion efface mon login ni mon mot de passe… Génial ! Je comprends donc que je vais faire la course sans pouvoir me caler sur mes vitesses d’entraînement. Bon ben je vais suivre la foule alors et voir en fonction des impressions. Je note quand même que je passe le portique à « 8h43 » pour avoir un point de repère temporel sans l’appli. Il fallait que ça m’arrive le jour J.

Le début de la course se passe bien, courir ensemble c’est agréable. Arrivé à 5 kms, premier ravitaillement : je prends de l’eau en courant car on n’essaie pas de nouvelle boisson qu’on ne connaît pas en course ! Le peloton est toujours assez compact même s’il commence à s’étirer : on était quand même plus de 5 000 ensemble au départ pour le semi et le marathon de Reykjavík. Il y a beaucoup d’habitants de sortie pour nous encourager ! C’est assez impressionnant, beaucoup mettent de la musique ou tapent avec des cuillères en bois sur des casseroles (qui a dit « révolution des casseroles » ?). Les enfants se mettent sur le bord de la route et tendent la main pour qu’on tape dedans : je m’exécute du coup, avec plaisir 🙂 L’ambiance est bonne, il y a même un musicien qui joue du saxophone sur son balcon et qui se fait applaudit par les marathoniens. D’ailleurs j’ai vu au moins 2 autres groupes complets de musique installés le long de la route, c’est sympa. Peu avant les 10 premiers kms, il y a même une femme qui tend des pâtisseries… j’étais du mauvais côté de la route, tsss!

Je fais très attention à mes genoux et j’essaie de courir sur l’herbe à côté de la route quand c’est possible (ça permet de me les économiser car je n’ai pas envie de faire comme mon dernier entraînement). D’ailleurs, les chaussures amortissent bien car j’avais vraiment peur pour mes articulations et après les 10 premiers kilomètres ça va. Puis on arrive au ravitaillement des 10 kms. Je bois encore de l’eau et je me passe un coup d’eau sur le visage pour me rafraîchir car il fait très beau, et donc chaud, si si ! Sur cette partie, on voit même le Snæfell de l’autre côté de l’Océan, au bout de sa péninsule (ou de son rift avorté, comme vous voulez). Au passage du portique des 10 kms, le temps de notre chip s’affiche : je passe à 1h10 soit environ 8,3 km/h de moyenne après un rapide calcul avec mon téléphone. Pour l’instant tout va bien.

Puis arrive la très longue route Saebraut… Alors celle là je m’en rapplerai bien : Saebraut SOIT MAUDITE par tous les trolls et les elfes d’Islande ! Pour la suite du parcours donc, on avance tout droit sur Saebraut, puis demi tour, on reprend Saebraut dans l’autre sens et on la quitte à 200m de l’arrivée. En commençant Saebraut, on peut voir les premiers de l’autre côté qui arrivent. Ça fait un gros coup au moral quand même mais bon, c’est pas grave, les jambes ont la pêche. Et puis… vers 13 kms, ça devient très dur : gros coup de pompe, plus de jus, à plat… je me rends compte que je cours aussi vite que celui d’à côté qui marche vite, et là je me dis que ça cloche ! Du coup, je marche un peu, je prends mon tel et je me renseigne auprès de mon « coach », qui heureusement est connecté sur Facebook ! Sa version : je suis cramé car j’ai épuisé tout mon sucre et je passe sur les lipides, il faut donc que je me ravitaille et que je cours plus doucement. Un grand classique le coup de massue des 13 kms en semi il paraît… Peut-être, mais la première fois, ça fait drôle ! Il me dit de prendre du gel, des bananes et du coca… sauf qu’il n’y a ni banane ni coca ni gel au ravitaillement. Il y a soit de l’eau (ce que j’ai pris jusqu’à présent), soit de la boisson énergisante bleue… Pas le choix, il faut prendre de la boisson énergisante bleue (2 verres) et de l’eau… et en reprendre à chaque fois. Je recours jusqu’au prochain ravitaillement qui arrive sans trop tarder heureusement. Je pense que cette boisson a dû m’aider, mais la fin de la course a été dure… ahhh elle est longue la Saebraut… J’ai alterné marche très rapide et course plus ou moins lente, j’ai même eu le temps de relancer l’appli runastic lors de mon coup de barre, ce qui m’a permis de voir que j’ai fait des pointes à 14km/h lorsque je courrais (c’est beaucoup trop vite !).

Blog Islande - Marathon de Reykjavik 2016

En gros donc, la fin de ma course, c’était un peu n’importe quoi. J’ai terminé dans la douleur, même si j’en ai vu plus souffrir que moi à se rouler par terre avec des grosses crampes. Certains coureurs qui avaient fini bien avant nous nous encourageaient, c’était très sympa et ça donne du peps. A l’arrivée il y avait plein de monde et plein d’encouragements, ça aussi ça remotive. Je passe la ligne d’arrivée derrière un asiatique qui a couru les 100 derniers mètres avec son fils de 10 ans qui était tout fier. 2h50, ça y est c’est fait, j’ai terminé mon premier semi-marathon !

À l’arrivée il faut rendre son chip et en échange on reçoit une médaille qui fait office désormais du « mini Puffin le plus sage » à la maison, remise en jeu chaque matin et attribuée chaque fin d’après-midi.

Je ne vous cache pas que les 4 kms pour retourner à la voiture en marchant ont été très durs avec mal aux jambes de partout !!! Et l’après-midi, une horreur : j’avais les jambes complètement bloquées ! Mais dès le dimanche ça allait mieux et lundi j’étais d’attaque pour aller bosser, tout frais, alors que mon boss pensait que j’allais mourir ;=) Mais non je suis plus costaud que ça quand même.

Pour moi ça a été une belle expérience et une bonne préparation pour mon futur ultra-marathon. J’ai appris pas mal et j’ai pu voir déjà ce que ça donnait sur une petite distance de 21km. Et puis maintenant que l’on connaît, l’année prochaine, on se l’refait, ce marathon de Reykjavik, mais en famille et les minis Puffins participeront à la « kids run », accompagnés de Mme Puffin. Ils en rêvent déjà ! Allez, zou, à l’entraînement !

Blog Islande - M. Puffin - Semi-marathon de Reykjavik 2016


PSST ! Vous recherchez une idée de cadeau original ?
Et pourquoi pas un produit naturel artisanal d’Islande ?
On a un bon plan pour vous. Qualité et originalité garanties !

www.icelanded.com

Découvrez icelanded.com et trouvez LE cadeau original – ou pourquoi pas les cadeaux originaux – parfait : bijoux originaux et bijoux artisanaux, en perles de lave, bijoux femme, collier femme et bijoux homme ou colliers fantaisies et bijoux pas cher, vous n’aurez que l’embarras du choix !

Ou bien peut-être préfèrerez-vous succomber au dépaysement d’une toile photo ou d’un poster de paysages venus d’ailleurs, au pays des volcans et des cascades à la limite du cercle polaire.

Votre seul soucis maintenant ? Réussir à faire un choix !

www.icelanded.com

Digiprove sealCopyright secured by Digiprove © 2016

7 réflexions sur “M. Puffin au semi-marathon de Reykjavik 2016

  1. Félicitations M Puffin!!!! Continue comme ça il n’y a que du bon à prendre!!!
    PS: tu m’as fait rire avec la femme qui donne des pâtisseries et que t’es pas du bon côté!!!

    • Il vient d’entamer la phase de renforcement musculaire pour l’entrainement de l’ultra-marathon… pour le moment, c’est pas la meilleure partie 😉

      Mais samedi, le résultat lui a fait plaisir (et à toute la famille Puffin aussi 😉 ) !!

  2. Eh oui beaucoup de travail encore pour être prêt pour l ultra marathon de l’année prochaine! Mais j’y crois et je suis motivé! En plus j’ai un bon coach 🙂

    Merci pour vos encouragements et sur facebook aussi!

  3. Un Puffin, ça vole en théorie. Cet hiver, nous avons pu constater que ça fait aussi des glissades. Et voici la nouvelle version : le Puffin coureur !
    Bravo Mr Puffin, la réalisation de ce semi-marathon est une belle démonstration d’endurance et de courage. Et si les minis Puffins envisagent de participer à la « Kid run » l’année prochaine, vous allez pouvoir vous entrainer en famille, ce qui est prometteur de bons moments entre père et fils.
    Ce récit est aussi un beau témoignage de l’ambiance « bon enfant » et festive ainsi que de la solidarité entre coureurs et même avec les spectateurs qui semblaient régner à Reykjavik le jour de cet évènement. Tout cela nous rappelant l’épisode de la Coupe d’Europe de football dont les islandais ont été des participants très appréciés pour leur motivation et leur bonne humeur.

    • Oui, je n’y étais pas… mais j’espère bien pouvoir témoigner de l’ambiance avec M. Puffin et les minis l’année prochaine. En attendant, j’ai hâte de les voir revenir de leurs entraînements et tout me raconter 😀

      Et pour M. Puffin, il s’est donné à fond… Pour une 1ère, c’est une belle réussite !! Vivement la prochaine !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *